Banc d’essai

Batterie

La nouvelle batterie UCARTA répondant au doux nom de Enercell est un modèle de toute beauté.

En effet UCARTA a réussi à intégrer les toutes nouvelles innovations technologiques en matière de traitement du bois, de vernissage, de puissance, d’élégance … Je vais arrêter ici d’en faire l’éloge pour vous en parler de manière plus technique.

Commençons par le bois. UCARTA apporte un soin tout particulier quant à son choix. Ici les bois les plus merdiques (ceux dont personne d’autre ne veut) ont été préférés aux bois précieux (comme le PVC industriels, carbones, Téflon, et autre matériaux composites). Le choix c’est donc porté sur la poussière allergisante noyée dans un bain de résine de synthèse. Cette technique permet à la batterie d’avoir un son tout à fait unique où les chanteurs chantent haut et fort comme il se doit (NDLR : Désolé de cette allusion aux revues audiophiles où le simple fait de remplacer le cordon secteur d’origine par un cordon audiophile coûtant au minimum 1000.- F)

Où en étais-je ? Ah oui ! Nouveau aussi, la présence d’un triplhucker Shuneis G, le must du micro pour timbre de caisse claire dont voici une photo :

Encore plus fou … Le cercle de caisse claire en papier mâché, les attaches Tom en bas, Chesterfille pour être plus précis. AHHHH ! OHHHHH !!! OOOOOOHHH !!! UUUHHH !!! WAAAOOOOOUUUU !!!!!!

Redevenons sérieux, à moitié (1/2 on n’est pas alcoolo tout de même), je parle je parle mais vous voudriez bien la voire cette superbe batterie ?

Comment non ! Elle est extra, blonde, yeux vert, Ahha, je vous intéresse à nouveaux…

N’oublions pas les pochettes en cuir fournit avec un pot de mayonnaise (indigeste) et un portrait du chien de la belle soeur du voisin de la cousine du pote a un mec qui a croisé le chemin de la femme du balayeur d’UCARTA.

C’est le balayeur. Vous ne vouliez-pas la batterie, alors on vous a offert son créateur.

En effet, à force de ramasser de la poussière, d’essayer d’en manger (Il paraît que frit c’est pas mal mais un peut gras. Il faut prévoir trois semaines de sport intensif pour perdre les calories excessives fournies par ce type de repas), d’en faire des piles (l’échec de ces essais sont dues à un manque de moyens financier, si vous pensez qu’il faudrait poursuivre ces recherches envoyez nous vos chèques, nous ne les transmettrons pas. Ils seront pour nous tout bénéfice, remplirons nos poches et nous permettrons, j’en suis sûr, d’acheter une boite de caviar pour Noël ou Nouvel an.).

Bref il finit par créer des batteries ! Ce bougre espère qu’un imbécile, lui achète, et même lui paye comptant (contant).

Désormais, vous devez avoir compris que le début de cet article, fort élogieux, n’était que le l’ironie. Si vous saviez de quoi il en retournait réellement, vous seriez hyper furax en vers moi.

Ehh oui, c’est pas sympa de la part d’un journaliste intègre, de grande renommée, de ma classe de … de se foutre de la gueule de ses lecteurs, sans lesquels il ne gagnerait rien.

D’ailleurs, ce journal ne me paye pas. Pourquoi donc ai-je fait cet article ?

Nul ne le saura, c’est un des nombreux mystères des couleurs de la vie

Propos recueillit le 31 janvier 1996

 

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